Coupure exceptionnelle du réseau

A Monteux et Carpentras

Pour des raisons techniques le canal "Sainte-Famille" (canal secondaire du canal de Carpentras)  va devoir franchir le pont en cours de création au niveau du rond-point de l’Hôpital de Carpentras. Ce raccordement nécessite la coupure de ce canal, et par conséquent celle des réseaux qu’il dessert, le temps de réaliser les maçonneries adéquates et de s’assurer de l’étanchéité de l’ouvrage.

La coupure sera assurée par nos services et s’effectuera du dimanche 23 juin au soir jusqu’au mardi 25 juin inclus et impactera une partie des adhérents situés sur les communes de Monteux et Carpentras.

Nous invitons donc tous nos adhérents à utiliser de façon optimale leur ressource en eau d’irrigation gravitaire avant cette coupure, le bassin de la station de pompage "Lambert" de Monteux pourra assurer durant 24h la continuité de notre service sous-pression.

A Carpentras

Le réseau sera exceptionnellement coupé au quartier des Saffras à Carpentras du lundi 24/06 au mardi 25/06 à 12h.

A Sarrians

Le réseau sera exceptionnellement coupé au quartier Saint Turquat à Sarrians mardi 25/06 toute la journée.

La réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires

Le canal de Carpentras serpente à travers le Vaucluse sur 65 km du Sud vers le Nord, de Lagnes à Travaillan. Le réseau principal alimente 35 km de canaux dits secondaires ainsi qu’un réseau de canaux tertiaires et quaternaires, les filioles, dont le linéaire atteint approximativement 340 km.

La végétation qui se développe au sein de ces ouvrages doit être très régulièrement entretenue pour assurer un écoulement de l'eau continu et parvenir jusqu'aux parcelles des adhérents. Ce sont les brigadiers et les gardes canaux qui occupent cette mission durant toute la saison d'irrigation.

 

L’entretien des canaux : indispensable au bon écoulement des eaux

 

Le canal principal, les canaux secondaires et les filioles doivent être entretenus régulièrement pour assurer un bon écoulement des eaux. En effet, la végétation se développant à l’intérieur et à proximité des canaux peut perturber le bon écoulement de l’eau, diminuer la section des réseaux ou encore entraver l’accès du personnel aux ouvrages.

L’entretien de l’ensemble du réseau gravitaire est quotidiennement effectué par près de 15 agents de terrain (brigadiers et gardes canaux). Cette mission constitue l’essentiel de leur temps de travail pendant la saison d’irrigation.

Pour assurer cet entretien des canaux, les techniques mécaniques sont privilégiées dans la mesure du possible. L'entretien mécanique s'effectue à l'aide de matériel adapté : débrousailleuses, faux, épareuses, ...

Si le canal principal et les canaux secondaires sont entretenus uniquement de façon mécanique, les filioles (canaux tertiaires) en fonction des contextes propres à chacune, peuvent faire l’objet de traitement chimique pour le désherbage des filioles et de leurs abords.



Le Contrat de Canal à l’initiative de la réduction des produits phytosanitaires

 

Compte tenu du contexte règlementaire (Plan Ecophyto 2018), de l’impact négatif potentiel de l’utilisation de ces produits phytosanitaires sur la santé des gardes des canaux et sur la qualité de l’eau transitée, l’ASA a décidé de s’intéresser à sa politique d’entretien des canaux et a souhaité agir sur cette thématique.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Contrat de Canal de 2012 à 2017, une opération a été prévue au sein du « volet environnemental » dans la perspective de mandater un bureau d’études pour réaliser un diagnostic des pratiques d’entretien des canaux et de leurs impacts. Suite à cette étude en 2014, l’ASA a élaboré en 2015 un plan de réduction de l’entretien chimique des filioles, dernières zones traitées chimiquement, les réseaux principal et secondaires ayant déjà fait l’objet d’une politique de non traitement par le passé.

L’objectif est de réduire de moitié le linéaire total de filioles faisant l’objet d’un traitement chimique d’ici 2020.

Réduire l’utilisation des produits phytosanitaires : mise en œuvre et conséquences

 

Pour mener à bien le plan de réduction de l’entretien chimique des filioles, l’ASA doit compenser par une augmentation de l’entretien mécanique. Cette transition demande des compétences et du matériel adapté.

C’est pourquoi, un conducteur d’engins a été recruté en 2016 et des investissements dans du matériel de fauchage et débroussaillage, ont été réalisés en 2017, pour un montant de 200 000 € HT et financé à hauteur de 80% par le conseil Régional et l’Agence de l’eau :
- Débrousailleuses ;
- Tracteur, type porteur aménagé pour installer des groupes de fauchage ;
- Outils de fauchage et débroussaillage sur porteur (épareuse, broyeur, …)
- Equipements de protection individuelle (pantalon anti coupure, masque/visière, lunette, gants, casque anti bruit, …)

L’entretien manuel et mécanique des filioles demande un travail beaucoup plus important d’un point de vu physique pour les agents de terrain, et prend beaucoup plus de temps pour obtenir un résultat satisfaisant. En effet, sans produits phytosanitaires la fréquence des coupes de végétaux dans les filioles a été multipliée environ par 3. Les gestionnaires de l’ASA envisagent, en plus de continuer à investir dans du matériel spécifique, de bétonner certaine portion de filiole(s) pour limiter les fréquences de coupe et alléger le travail des agents.

 

Chiffres clés de la démarche

 

En 2016 et 2017, deux secteurs gravitaires du canal sont passés en « zéro phyto ».

A l’échelle du Canal de Carpentras, l’objectif de départ (réduction de 50% du linéaire traité chimiquement), a largement été dépassé avec une baisse de 70% du linéaire de filioles traitées chimiquement en 2014 qui ne le sont plus en 2017, ce qui représente un linéaire total de 98 km.

L’ASA va continuer, dans les années à venir, de poursuivre progressivement cette démarche de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires sur les autres secteurs de son réseau gravitaire.

 

Les densifications du réseau d'irrigation

Les travaux de densification bénéficient du concours financier de l’Union Européenne, de la Région Provence Alpes Côte d’Azur et, parfois, du Conseil Départemental.

 

Qu’est-ce qu’une densification du réseau d’irrigation ?

 

La densification du réseau d’irrigation sous pression s’effectue sur la base d’un réseau déjà existant. L’opération consiste à mettre en place un linéaire de canalisations secondaires à partir d’une canalisation principale déjà en place. Cette canalisation secondaire s’étendra jusqu’aux parcelles des propriétaires qui souhaitent disposer de l’eau du canal de Carpentras. L’accès à l’eau au niveau des parcelles s’effectue par la mise en place de bornes d’irrigation équipées de compteurs volumétriques.

Pourquoi une densification du réseau d’irrigation ?

 

Face aux sècheresses successives et de plus en plus fréquentes des dernières années, il existe, dans notre département, une très forte demande d’accès à l’eau brute du canal. Cette demande se retrouve tant sur les secteurs purement agricoles, pour l’arrosage des cultures et ainsi contribuer à la pérennité des exploitations agricoles ; que sur les secteurs urbains ou périurbains, pour que les particuliers puissent substituer l’eau potable (arrosage des jardins, lavage des voitures, remplissage des piscines, …) par l’eau brute du canal, moins chère et non traitées, donc environnementalement préférable d’utilisation.
C’est en réponse à cette demande que les extensions du réseau sous pression du canal de Carpentras ont suivi les demandes des territoires agricoles et ont permis d’amener de l’eau sur les secteurs déficitaires.

Historique des densifications sur le territoire de l’ASA depuis 1970

 

Les progrès technologiques en matière d’irrigation dès les années 70, ont offert la possibilité d’irriguer sous pression. Les premières extensions ont donc commencé dès 1975 sur le secteur des Coteaux de la Nesque et dès 1985 sur les Terrasses du Ventoux.  De nouveaux territoires, pour la plupart en pénuries, ont ainsi pu bénéficier d’un accès à l’eau d’irrigation transitant dans le Canal de Carpentras.

Le réseau des Coteaux de la Nesque dessert aujourd’hui les communes de Pernes-Les-Fontaines, Saint Didier, Mazan, Malemort du Comtat et Venasque, soit 1 250 ha.
Le réseau des Terrasses du Ventoux dessert 1 800 ha et s’étend sur les communes de Carpentras, Mazan, Mormoiron, Villes sur Auzon, Blauvac, Méthamis, Flassan, Aubignan, Caromb, Saint Hippolyte, Modène, Saint Pierre de Vassols, Crillon le Brave et Bedoin. 

Les travaux de densifications aujourd'hui

Chaque année l'ASA réalise au minimum un projet de densification sur son résau sous pression.

Ces opérations de densifications de réseau ont été inscrites dans le Contrat de Canal 2012-2017. La démarche de Contrat de Canal, dans laquelle s’est lancée l’ASA en 2005, se concrétise par la mise en œuvre d’un programme établi pour 6 ans (2012-2017). Les actions de densification de réseaux concernaient 13 fiches action du contrat sur un total de 74.
Les extensions de réseau continuent à être menées chaque année, même si la démarche Contrat de Canal est arrivée à échéance le 31 décembre 2017, avec l'étude de nouveau projet pour les année sà venir.

La modernisation du réseau gravitaire à Monteux

Ce projet du Contrat de Canal est cofinancé par nos partenaires historiques : l’Agence de l’Eau, le Conseil général de Vaucluse, le Conseil régional PACA ainsi que par l’Union Européenne (FEADER).

 

 

L’ASA du Canal de Carpentras s’est lancée en septembre 2015 dans un projet de  modernisation de son réseau d’irrigation au Sud du centre-ville de Monteux.

Le réseau d’irrigation « gravitaire » c’est-à-dire à ciel ouvert, existant sur cette zone de 580 hectares, va être remplacé par un réseau de canalisations enterrées desservant de l’eau sous pression. Les adhérents auront l’eau du canal via une borne d’arrosage avec une pression minimale d’environ 3 bars.

Ce projet répond à différents objectifs dont les principaux sont :
Optimiser et améliorer le mode de desserte en proposant un outil performant et moderne adapté aux modes de production et aux attentes des adhérents ;
Optimiser la gestion des ressources en eau du secteur : un protocole pour une meilleure gestion de l’eau sur le secteur a été mis en place et signé par les acteurs du territoire concernés. Il a pour objet de mettre en œuvre une série d’actions en vue de réduire les prélèvements directs dans la nappe du miocène.
Pallier aux difficultés de préservation et d’accès au réseau sur ce secteur : la modernisation va permettre à l’ASA de desservir les adhérents qui le souhaitent et de mieux maîtriser l’emprise foncière de ces ouvrages
Réaliser des économies d’eau : les estimations réalisées évaluent les économies d’eau potentielles à 2 400 000m3 par an.

Compte tenu de l’importance du projet, sa mise en œuvre a été découpée en sept tranches de travaux. Chaque année en période hivernale, une nouvelle tranche de travaux sera réalisée afin de desservir en eau sous pression un secteur et ceci jusqu’à une desserte complète de l’ensemble de la zone du projet.

Dans sa globalité, les travaux de modernisation comportent :
– la construction d’une station de pompage ;
– la construction d’un bassin de stockage ;
– la pose de plus de 32 km de canalisations de diamètres différents ;
– la pose de 500 bornes d’arrosage.

L'optimisation la gestion des irrigations

Ce projet bénéficie du concours financier de l’Union Européenne et de la Région Provence Alpes Côte d’Azur.

Europe

 

L’ASA du Canal de Carpentras, le CIRAME (Centre d’Information Régional Agro-Météorologique et Economique) et l’ARDEPI (Association Régionale pour la maitrise des irrigations) se sont regroupés pour porter un projet innovant : Optimiser la gestion des irrigations et du réseau de distribution sur le périmètre de l’ASA du Canal de Carpentras.

Les objectifs de ce projet consistent à mieux gérer et économiser la ressource en eau à la parcelle et au niveau de l’infrastructure du canal.

Plusieurs parcelles irriguées par le réseau du Canal de Carpentras seront équipées d’outils permettant le suivi en continu et à distance, de l’état des réserves en eau du sol. Les données recueillies par ces dispositifs seront analysées par les membres du CIRAME et de l’ARDEPI et diffusées sur un site internet spécifique et consultable à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone.

Les irrigants concernés pourront ainsi suivre les réserves en eau sur leur parcelle et piloter leurs irrigations au plus près des besoins en eau de leur culture.

Pour mener ce projet, 10 parcelles situées dans le périmètre de l’ASA du Canal de Carpentras sont recherchées.

Si vous êtes adhérent de l’ASA, agriculteur et intéressé par ce projet, nous vous invitons à vous rapprocher de nos services.

Livret de présentation du projet

 

Magazine 2019

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